- Eglise Méthodiste Episcopale de France - Mission Anglicane Méthodiste du Christ Roi

02 janvier 2011

 

 

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Dieu vous bénisse !

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09 septembre 2009

Histoire du méthodisme, éléments de réflexion

Voltaire déclarait: «On est si tiède en Angleterre qu’il n’y a plus guère de fortune à faire pour une religion nouvelle ou renouvelée.» De fait, dans les premières décennies du XVIIIe siècle, ce pays semblait être en proie à un affaiblissement des convictions et du sentiment religieux. Le clergé de l’Église anglicane se montrait assez souvent apathique et mondain; il formait la clientèle d’évêques dont la nomination comportait presque toujours une composante politique. Les «dissidents» eux-mêmes traversaient une époque de crise. Cependant, la religiosité du peuple restait plus forte qu’il n’y paraissait, et, en 1739, George Whitefield puis John Wesley entreprirent avec succès la première campagne d’évangélisation moderne menée dans un pays de chrétienté. Le méthodisme était né; il fut, au sein du protestantisme, le dernier mouvement d’opinion qui ait réussi à fonder des institutions durables et l’influence de ses idées atteignit la majorité des courants issus de la Réforme.

1. John Wesley et la fondation du méthodisme

Né en 1703 au presbytère d’Epworth (comté de Lincoln), John Wesley, le fondateur du méthodisme, était le treizième enfant d’un pasteur non conformiste entré dans l’Église anglicane. Sa mère qui lui inculqua sa ferveur et son goût de la discipline se méfiait de la théologie calviniste de la prédestination et professait des doctrines «perfectionnistes». En 1726, J. Wesley, fellow à Oxford, donna une conférence sur la théologie du Nouveau Testament. De 1727 à 1729, il fut le suffragant de son père, tandis que son frère Charles, de cinq ans son cadet, réunissait un petit cercle d’étudiants «pieux» dont John, à son retour à Oxford, prit la direction. Les membres de ce holy club, qui pratiquaient la lecture régulière de la Bible et d’autres livres religieux, et qui faisaient des visites aux malades et aux pauvres, reçurent par dérision le sobriquet de «méthodistes».

En 1735, John et Charles Wesley, ordonnés prêtres anglicans, partirent avec deux amis évangéliser les Indiens de Géorgie aux États-Unis. Ils n’y eurent guère de contacts qu’avec les immigrants et leur voyage fut un échec. Cependant, leur rencontre avec des moraves contribua à leur évolution spirituelle. De retour à Londres, John fréquenta la communauté morave et, sous l’influence de leur chef Böhler, il estima avoir fait «l’expérience du Salut». Le 24 mai 1738, à 20 h 30, lors d’une «réunion fervente» – dont l’importance réelle sur son évolution spirituelle est, aujourd’hui encore, très discutée –, il eut l’intime assurance que ses péchés lui étaient remis et «sentit son cœur s’échauffer étrangement». Cette sorte de conversion brusque qui consiste en un changement intérieur soudain et non en un passage de l’incrédulité à la foi, ou d’une religion à une autre, deviendra une caractéristique du méthodisme et d’autres mouvements du «Réveil».

Le 17 février 1739, à Kingswood, près de Bristol, le collaborateur de Wesley, George Whitefield (1714-1770), eut l’idée profondément novatrice de prêcher du haut d’un terril à deux cents mineurs. Les jours suivants, l’auditoire atteignit plusieurs milliers de personnes appartenant toutes aux classes populaires. Wesley, invité par son assistant à venir lui-même assurer ces prédications, hésita un moment: «J’étais tellement attaché, avoua-t-il, à tout ce qui concerne le décorum et l’ordre.» Mais il accepta cependant et, durant cette année 1739, environ cinq cents meetings, presque tous en plein air, eurent lieu, qui suscitèrent de nombreux échos dans la région de Bristol et à Londres.

Bien que Wesley ne cherchât nullement à rompre avec l’Église officielle, dès le départ son action se situa en dehors d’elle. Les paroisses refusaient d’accueillir ces ouvriers dépourvus de bonnes manières; des évêques ou des vicars dénonçaient l’entreprise des méthodistes et de nombreux pamphlets étaient diffusés contre les «novateurs». Dès juillet 1739, les assemblées méthodistes furent marquées par des phénomènes de prostration physique, de larmes, de cris de douleur ou de joie, de frémissements convulsifs. La hiérarchie anglicane y trouva une raison supplémentaire d’hostilité vis-à-vis du mouvement. Certains moraves, dirigés par l’Alsacien Molther, blâmèrent également une telle exaltation. Ce dernier propageait, au sein des jeunes communautés méthodistes, l’idéal du pauvre pécheur vivant uniquement avec le sens de son propre dénuement et attendant, sans prier ni agir, la lumière nouvelle de Dieu. Malgré le rappel de Molther en Allemagne par Zinzendorf, la rupture avec les moraves devint inévitable.

Mais bientôt une scission s’opéra à l’intérieur même du méthodisme. Whitefield adhéra à la doctrine de la prédestination telle que l’enseignait Calvin, tandis que pour Wesley, qui était de tendance arminienne, celle-ci ne pouvait être prouvée par l’Écriture; dans un sermon resté célèbre (La Libre Grâce, Bristol, 1740), il traita même ce dogme d’«horrible blasphème». Les disciples de Whitefield, nombreux notamment au pays de Galles, prirent de plus en plus d’autonomie et furent dotés de chapelles et d’un séminaire par Selina Hastings, comtesse de Huntingdon.

Wesley et Whitefield, qui gardèrent toutefois de bonnes relations mutuelles, adoptèrent également des vues divergentes en matière d’organisation. Le second, qui fut essentiellement un grand prédicateur et redonna vie à beaucoup d’églises en Grande-Bretagne et en Amérique, ne s’occupa guère d’édifier un organisme ecclésiastique capable de lui survivre. Wesley, par contre, se révéla organisateur hors pair. Il institua, à l’imitation des moraves, un système fondé sur la «classe», petit groupe d’une douzaine de personnes surveillées par un leader et se réunissant chaque semaine pour s’édifier mutuellement. Il s’agissait de créer une sorte de mission intérieure destinée à insuffler à l’Église établie un enthousiasme vraiment chrétien. Mais certains méthodistes quittèrent le mouvement pour adhérer aux sectes non conformistes. D’autre part, l’hostilité de la majorité de la hiérarchie anglicane, quoique moins violente, conduisait peu à peu le méthodisme à la rupture; et, quand Wesley mourut, en 1791, le mouvement, malgré le vœu de son fondateur, était en train de devenir une organisation ecclésiastique complètement autonome.

2. Expansion, scissions et regroupements

Le méthodisme s’organisa selon un principe centralisateur: plusieurs sociétés locales formaient un «circuit» dirigé par deux ou trois prédicateurs itinérants et un superintendant; le district rassemblait cinq à dix circuits. En 1784, Wesley avait nommé une «conférence» de cent prédicateurs qu’il convoqua ensuite annuellement. La grande majorité des prédicateurs étaient originellement des laïcs, ce qui accentua l’hostilité de l’Église établie et créa des difficultés avec le pouvoir civil. Leur ministère itinérant, dont Wesley avait donné lui-même l’exemple, permit à la nouvelle organisation de se développer rapidement. À la mort de son fondateur, le méthodisme était déjà la communauté dissidente la plus nombreuse, mais de nouvelles scissions ne tardèrent pas à éclater.

En Grande-Bretagne, les divisions survenues après 1791 furent motivées par des différences dans la manière de concevoir l’autorité ecclésiastique ou dans les usages liturgiques. De son vivant, Wesley dominait assez autoritairement la conférence, mais par la suite des luttes d’influence se firent jour et il fut décidé que la présidence changerait chaque année. Peu à peu la thèse du pastorat collectif l’emporta, puis, bien plus tard il est vrai, des laïcs furent admis à siéger à la conférence et, au milieu du XXe siècle, ils formeront la moitié de ses membres. La lenteur de ce mouvement de démocratisation provoqua des schismes et notamment la création de la Nouvelle Connexion méthodiste (1797) et des Méthodistes primitifs d’Angleterre (1812). D’autres dissidents se groupèrent en 1857 dans l’Église libre méthodiste unie. Un processus de réunification se trouvait ainsi amorcé. En 1907, plusieurs branches du méthodisme constituèrent l’Église méthodiste unie, qui devint, en 1932, après un nouvel apport, l’Église méthodiste.

Depuis leur indépendance, les États-Unis étaient pratiquement dépourvus d’un ministère anglican. Thomas Coke, que Wesley, se comportant en évêque charismatique, ordonna surintendant, deviendra évêque de l’Église méthodiste épiscopale fondée à Baltimore en 1784. Les succès rapides du méthodisme dans le Nouveau Monde s’expliquent par l’activité itinérante des ministres wesleyens et aussi par le caractère vibrant et sentimental de leur prédication. Mais, là encore, des schismes se produisirent; de nouvelles organisations comme l’Église méthodiste protestante se caractérisèrent par la mise en question de l’épiscopalisme. À partir de 1840, le problème de l’esclavage scinda en deux l’Église épiscopale. À la fin du XIXe siècle, un rapprochement s’esquissa, mais il progressa lentement, les méthodistes du Sud craignant l’influence des méthodistes noirs au sein de la future Église unie. Cependant, à Kansas City, en mai 1939, une conférence d’union donna naissance à l’Église méthodiste, qui devint l’une des confessions protestantes les plus importantes des États-Unis.

Il faut noter aussi que, si le méthodisme américain insista, jusqu’à la guerre civile, sur l’expérience de la sanctification et sur les manifestations physiques et psychiques qui l’accompagnaient, il prit ensuite ses distances à l’égard de pratiques qui lui semblaient trop émotionnelles. Il était devenu «respectable» et jouissait d’une certaine prospérité. Ceux qui voulurent poursuivre la tradition primitive fondèrent des Églises dissidentes (Holiness Church), dont les plus connues furent la Pilgrim Holiness Church et la Church of the Nazerene.

La structure du camp meeting permit d’offrir un refuge religieux aux Américains mal à l’aise dans une société qui s’industrialisait. Des adhérents d’autres dénominations furent attirés par le mouvement. Mais peu à peu une «routinisation» se produisit, correspondant à une certaine ascension sociale de la plupart des adeptes. Depuis plusieurs décennies la majorité des Holiness Churches se sont dotées d’une administration ecclésiastique qui est certes efficace, mais qui a introduit dans ces Églises les méthodes bureaucratiques utilisées par le monde des affaires et par bien d’autres dénominations religieuses américaines.

Le méthodisme se développa également en Irlande, au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zélande. Il entreprit un effort d’évangélisation dans des pays où la communauté protestante était peu nombreuse, comme en France et en Italie, ou inexistante, comme au Brésil et au Portugal. Il se livra également à une importante activité missionnaire (la mission méthodiste anglaise date de 1813 et celle de l’Église épiscopale de 1819). À la fin des années quatre-vingt, le méthodisme compte environ cinquante millions de membres, dont la plupart se regroupent dans la Conférence œcuménique méthodiste.

3. Tendances caractéristiques du méthodisme

Le méthodisme se caractérise par l’insistance qu’il met sur la sanctification, par le rôle important qu’il joue au sein de l’œcuménisme et, pour certains, malgré ses efforts d’évangélisation auprès des classes populaires, par une relative timidité en matière sociale.

La théologie méthodiste, qui se fonde sur les sermons de Wesley, ne diffère pas, pour l’essentiel, des Trente-Neuf Articles de la Réforme anglaise. Toutefois, le mouvement se divise entre calvinistes et arminiens. D’autre part, face à l’extrémisme morave de la foi seule, Wesley élabora une doctrine de la sanctification qui fut très controversée et qui prétendait conserver l’enseignement de Luther: Dieu nous justifie de sa propre miséricorde par les seuls mérites de son Fils; c’est par la foi que nous saisissons cette promesse. Mais, en même temps, Wesley réintégra la notion d’œuvre dans le concept même de foi. Ses adversaires l’accusèrent alors de considérer les œuvres comme un complément indispensable de la foi et non comme un simple développement de celle-ci. Pour Wesley, qui ne céda pas devant ces attaques, si François de Sales avait ignoré la nature de la justification, il avait rendu compte de la sanctification d’une manière authentiquement scripturaire. Selon G. Cell, le fondateur du méthodisme voulait ainsi réaliser la synthèse de la doctrine protestante de la grâce et de l’éthique catholique de la sainteté. J. Orcibal a mis en lumière l’influence de certains courants catholiques mystiques continentaux sur la pensée de Wesley.

Les diverses tendances du méthodisme continuent de lier foi justifiante et foi sanctifiante. La sanctification n’est pas seulement l’accomplissement d’actions bonnes, elle est essentiellement une «disposition de l’âme» qu’on acquiert progressivement.

Si, par là, le méthodisme a adopté une position qui a souvent été considérée comme catholicisante, il se trouve, d’autre part, par sa théologie, son organisation et ses préoccupations pratiques, à la charnière de différents courants du protestantisme. Certains de ses adeptes adhérèrent ensuite à diverses dénominations baptistes ou indépendantes auxquelles ils donnèrent une impulsion nouvelle. En outre, au sein de l’Église anglicane, des clergymen poursuivirent l’œuvre de rénovation interne voulue par Wesley et Whitefield. Sans rompre avec leur hiérarchie, ils se constituèrent, vers 1800, en «parti évangélique». Aujourd’hui, l’Église d’Angleterre et l’Église méthodiste ont des contacts réguliers et amicaux. Aux ÉtatsUnis, les méthodistes ont soutenu dès le début le mouvement œcuménique dont ils ont rapidement constitué le centre. Enfin, au Canada et en Inde du Sud, ils participent à des tentatives de regroupement de plusieurs dénominations qui prennent le titre d’Églises unies.

Considéré par certains comme un réformateur social pour ses fondations charitables (école gratuite, société de prêt, dispensaires), Wesley resta cependant toute sa vie un conservateur et il orienta dans ce sens le méthodisme, dont beaucoup de membres, d’ailleurs, s’embourgeoisèrent assez rapidement.

Aux États-Unis, le mouvement qui travailla activement à la conversion des Noirs commença par mettre l’esclavage hors la loi, mais très vite les méthodistes du Sud pactisèrent avec cette institution. Le Nord reste abolitionniste; cependant les méthodistes noirs créèrent deux Églises autonomes car leurs coreligionnaires blancs n’adoptaient pas envers eux un comportement très fraternel. Mackenzie a montré le soutien idéologique apporté par le méthodisme américain à l’expansionnisme des États-Unis considéré comme «le sens de la justice et du droit, la conscience de l’Amérique écoutant la voix de Dieu» (Christian Advocate, 14 sept. 1899). [...]

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08 juillet 2009

Le Méthodisme autre nom de l'Eglise Anglicane traditionnelle selon le Révérend Wesley

Windows on the Holy Mystery par Lawrence OP

"I simply described the plain old religion of the Church of England,

which was now almost everywhere spoken against under the new name of Methodism"

En 1739, John Wesley, libre de commencer à développer son propre mouvement, écrit : « J'ai décrit simplement l’ancienne et simple (pure) religion de l'Eglise d'Angleterre, qui presque partout a été denoncée sous le nouveau nom de Méthodisme ».

Il doit être rappelé, cependant, que ce n'était que cette partie du mouvement méthodiste qui était sous la direction personnelle de John Wesley, qui représente « l’ancienne et simple (pure) religion de l'Eglise d'Angleterre ». Wesley a enseigné une doctrine qui était arminienne, anglicane et sacramentelle, mais ceci n'a pas été accepté par son ami Whitefield et ses partisans qui formèrent un groupe important parmi les méthodistes sous le patronage de la Comtesse de Huntingdon, groupe qui était ouvertement de conviction calviniste et puritaine. Entre l'arminien et le calviniste, le puritain et le sacramentaliste, le compromis a toujours été impossible. Il n’est donc pas étonnant de trouver au sein du Méthodisme une guerre profonde et amère, et que le mouvement de l'année 1740 partagera en deux camps opposés.

Wesley a refusé de croire que la plus noble des créatures n’était seulement qu’un rouage d'horloge. En 1770, il réunit ses prédicateurs lors d’une conférence à Bristol. Il admit-là qu'il avait erré en inclinant trop sa pensée vers le calvinisme et affirma : « Quiconque désire trouver la faveur de Dieu doit cesser de faire le mal et apprendre à faire le bien ». La théorie de la justification, qu’il définit, était identique à celle exposée par Jeremy Taylor, et les autres grands ecclésiastiques anglicans du XVIIème siècle. C'était la doctrine de William Law, et non celle de Peter Böhler, qui triompha. Le sacramentalisme de John Wesley est encore mieux prouvé par ses propres écritures et ses propres sermons. En 1756 après s’être engagé dans son travail de mission depuis vingt-six ans, nous le trouvons utilisant un langage au sujet de la régénération par le baptême qu'aucun ecclésiastique high-church d’aujourd’hui n’oserait utiliser : « Par l'eau, alors, comme moyen -- l'eau de baptême -- nous sommes régénérés ou nés de nouveau, qui est aussi appelé par l'Apôtre, le bain de régénération. En ceci un principe de grâce est infusé, qui ne sera pas retiré entièrement à moins que nous éteignons l'Esprit Saint de Dieu par une méchanceté sans cesse continuée ».

Aucun Tractarien n’aurait pu insister plus énergiquement que John Wesley sur la nécessité de la communion fréquente.

En 1733, à Oxford, il écrivit un discours à l'usage de ses élèves, au sujet duquel cinquante-cinq ans plus tard, il notera : « Je n’ai pas encore vu la cause qui changerait mes sentiments dans le point, qui , là, est  livré ci-dedans ». En voici un extrait :

« Laissez chacun, qui a le désir de plaire à Dieu, ou quelque amour pour sa propre âme, obéir à Dieu et consulter le bien de sa propre âme en communiant chaque fois qu’ il le peut. Comme les premiers chrétiens pour lesquels le sacrifice chrétien était une partie constante du service du jour du Seigneur. Et pendant plusieurs siècles ils l'ont reçu presque tous les jours, toujours quatre par semaine, et chaque jour d’une sainte fête ».

C'était la coutume pour de nombreux méthodistes londoniens de communier à la cathédrale St. Paul, d'autres dans leurs églises paroissiales. Afin que les réunions méthodistes ne soient pas en conflit avec l'office ecclésial, elles se tenaient à 5 heures du matin et 5 heures de l’après-midi. Wesley a écrit dans ce sens, « Si elle (la réunion méthodiste) était conçue pour être un office, il serait essentiellement défectueux. . . Ni même le jour du Seigneur conclu avec le Repas du Seigneur ».

I

La coupe de bénédiction, par Toi bénie

laisse-la livrer Ton Sang

et le pain être Ton Corps mystique

et encourager chaque cœur languissant.

Et maintenant, Seigneur, sur nous Ta Chair,

et laisse-nous boire Ton Sang,

jusqu’à ce que nos âmes soient remplies ici-bas

de la Vie de Dieu.

II

Victime Divine Ta Grâce nous clamons,

pendant qu’ainsi Ta précieuse mort nous montrons

Agneau immaculé offert une seule fois

dans Ton grand temple ici-bas

Tu fis ceci pour expier l’humanité

et Te tiens maintenant devant le Trône.

Dieu toujours respecte Ton Sacrifice

sa douce saveur toujours plaît,

l’Offrande fume par la terre et les cieux

diffusant la vie, la joie et la paix,

à ces bas tribunaux elle vient,

et les remplit des parfums divins.

A chaque âme fidèle apparaît,

et montre ici Ta Présence réelle.

III

O profondeur de l’Amour divin,

l’insondable grâce

qui pourrait dire comment pain et vin

en l’homme, Dieu transmettent.

Comment le pain communique Sa Chair,

comment le vin transmet Son Sang,

emplissant les cœurs du peuple croyant

de toute la vie de Dieu.

Laissez le plus sage mortel montrer

comment nous recevons la grâce.

Les faibles éléments accordent

un pouvoir qui n’est pas leur de donner,

qui explique le merveilleux pourquoi

eux que la vertu a communiqué,

cependant demeurent toujours semblables.

Révérend Emmanuel Briglia

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10 juin 2009

John Wesley : Régime et Végétarisme - John Wesley : Diet and Vegetarianism

Très tôt dans son ministère, John Wesley s'est rendu compte qu'il y avait un lien entre la santé physique et spirituelle. Si le corps était malade, alors l'attention de la personne serait probablement détournée de Dieu. Quand il est venu en Amérique au milieu du XVIIIème siècle, il a continué cet enseignement et a été critiqué par le clergé local et l'évêque anglican de Londres. Voici un extrait de la réponse de John Wesley à l'évêque :

"Par "extraordinaire rigueurs et austérités", je suppose que votre Seigneurie signifie l'abstention de vin et de nourriture animale, ce que, sûrement, le Christianisme ne requiert pas. Mais selon ce que vous faites, je crains que votre Seigneurie n'est pas informée réellement de la matière des faits. J'ai commencé à faire ceci il y a douze années de cela, je n'avais pas songé alors à nuire aux ministres paroissiaux ou à captiver aucune personne de cette façon si ce n'est les Indiens Chicasaw et Choctaw. Mais j'ai repris l'usage des deux pour le bien de quelques uns qui pensaient que j'en faisais un point de conscience leur disant "je mangerai de la viande tant que le monde présent sera" plutôt que "d'offenser mon frère". Le Docteur Cheyne me conseilla de m'en écarter (du vin et de la viande, NDT), m'assurant que jusqu'à ce que "vous le fassiez, vous ne serez pas délivré des fièvres". Et puisque j'ai suivi son conseil, j'ai été libéré (Dieu soit béni) de tous désordres physiques."1

John Wesley et son médecin ont pris conscience que la consommation d'animaux et de leurs dérivés (les oeufs et les produits laitiers) était nuisible à la santé. Wesley a eu une première prise de conscience de ceci, comme nous le faisons aujourd'hui, et pourtant la plupart des gens ne veulent pas en entendre parler. Pourquoi ? Parce que la plupart des gens ne veulent pas changer leur mode de vie, donc ils essayent de faire taire les prophètes de vérité, et pour un peu  c'est ce qu'ils réussirent à faire avec John Wesley. Cependant, quand ses maladies se manifestèrent à nouveau, il reprit une alimentation végétarienne stricte et recouvra la santé. Malheureusement, Wesley n'était pas assez énergique pour communiquer ces vérités du régime et de la santé et, par conséquent, la plupart de ces vérités diététiques végétariennes ont été perdues dans les enseignements des Eglises méthodistes et d'autres parmi lesquelles il a eu de l'influence. Il est temps de réparer cette erreur.

Nous avons le devoir de connaître les liens qui existent entre les nourritures animales et les maladies chroniques, et ce qu'est un régime végétarien correct. De la même manière, nous avons le devoir de parler de cela à nos congrégations, car faire autrement encouragerait une atteinte à leur santé ainsi qu' à leur bien-être spirituel. Personnellement, nous n'avons jamais découvert ces choses dans l'Eglise. Notre éducation au régime et à la santé est venue de notre propre expérience et de personnes et d'organisations extérieures à l'Eglise.

Jésus est souvent nommé « le Grand Médecin ». Il est intéressant de noter également que l'intention originelle de Dieu, pour nous et nos amis les animaux, était de nous autoriser seulement la consommation de végétaux (Genèse 1,29-30). L'alimentation pour une bonne santé était divinement prévue dès le commencement pour tous ceux qui veulent recevoir cet enseignement.

Nous devons comme Chrétiens apprendre et nous informer de cela, et le dire aux autres...

1.  Lettre adressée au Dr Gibson, évêque de Londres, Londres le 11 juin 1747, extrait de "The Letters of John Wesley" éditées by John Telford, London, Epworth Press, 1931.   Consultables en ligne à l'adresse suivante: http://wesley.nnu.edu/Letters/1747.htm comme partie de http://wesley.nnu.edu/Letters/

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Very early in John Wesley's ministry, he realized that there was a connection between physical and spiritual health.  If the body was sick, then the person's focus would likely be diverted from God.  When he came to America in the mid 1700's, he continued this teaching and was criticized for it by local clergy and the Anglican Bishop of London.  Following is an excerpt from John Wesley's response to the bishop:

By 'extraordinary strictnesses and severities,' I presume your Lordship means the abstaining from wine and animal food; which, it is sure, Christianity does not require.  But if you do, I fear your Lordship is not thoroughly informed of the matter of fact.  I began to do this about twelve years ago, when I had no thought of 'annoying parochial ministers,' or of 'captivating' any 'people' thereby, unless it were the Chicasaw or Choctaw Indians.  But I resumed the use of them both, about two years after, for the sake of some who thought I made it a point of conscience; telling them, 'I will eat flesh while the world standeth' rather than 'make my brother to offend.'   Dr. Cheyne advised me to leave them off again, assuring me, 'Till you do, you will never be free from fevers.'  And since I have taken his advice, I have been free (blessed be God) from all bodily disorders.1

Both John Wesley and his physician knew that the eating of animals and their by-products (eggs and dairy) was injurious to health.  Wesley had first hand knowledge of this, as do we, today, yet most people don't want to hear about it.   Why?  Because most people don't want to change their lifestyle, so they resort to trying to silence the prophets of truth, and for a little while they were successful in doing so with John Wesley.  However, when his illnesses returned, he resumed being a strict vegetarian and he regained his health.  Unfortunately, Wesley was not forceful enough with passing along these truths about diet and health and, as a result, most of these vegetarian dietary truths have been lost in the teachings of the Methodist and other churches among whom he had influence.  It is time we reverse this mistake.

We have an obligation to learn about the connections between animal foods and chronic illnesses, and about a proper vegetarian diet.  Likewise, we have an obligation to speak forth to our congregations about these things, for to do otherwise promotes violence to their health, to their spiritual well-being, and to their personal finances.  Personally, we never found out about these thing in the church.  Our education about diet and health came from our own experience and from people and organizations outside the church. 

Jesus is often referred to as the "Great Physician".   It is interesting to note that God's original intent was for us and our fellow creatures to eat only plant foods (Genesis 1:29-30).  The diet of good health and healing was set in motion from the very beginning for all who would receive it. 

We have an obligation to learn and speak out.

1.  Letter to the Dr. Gibson, Bishop of London, LONDON, June 11, 1747, in The Letters of John Wesley Edited by John Telford -- London: Epworth Press, 1931.   Available online: http://wesley.nnu.edu/Letters/1747.htm as part of http://wesley.nnu.edu/Letters/

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27 mai 2009

Le devoir de communier régulièrement - The duty of constant communion

En premier lieu, le Révérend John Wesley nous rappelle que c'est l'ordre du Seigneur que nous venions à Sa table. « Faites ceci en mémoire de moi. Faites-le ». C'est un impératif, pas une suggestion. Jésus-Christ nous ordonne de venir à Sa table. C'est donc le devoir de tous ceux qui croit en Lui de Lui obéir et d'y venir. Ne pas venir, c'est simplement défier et dédaigner Celui que nous appelons le « Seigneur ». Mais appeler Christ, le « Seigneur » c'est Lui obéir, ou au moins vouloir Lui obéir, avoir hâte de Lui obéir. Comment pouvons-nous L'appeler "Seigneur", admettre qu'Il qui est notre Seigneur et aussi notre Justificateur, et pourtant continuer à nous considérer comme indignes ? De fait, il ne nous a pas ordonné de venir parce qu'en premier lieu nous nous estimerions dignes mais Il nous a ordonné simplement de venir.

Ensuite, dit Wesley, la Sainte Communion est plus qu’un ordre de Dieu ; c'est aussi la provision de Dieu pour notre besoin spirituel. Assurément les chrétiens sont des pécheurs qui sont venus à la foi et au repentir par l'incursion de l’Esprit de Dieu. Oui, nous sommes passés de la mort à la vie, de l'obscurité à la lumière, de l'esclavage à la liberté, de la culpabilité à l'acquittement, de la honte à la gloire.

Néanmoins, le péché nous traque toujours. Notre gloire n'est pas sans quelque ternissure ; notre liberté n'est pas sans habitude récalcitrante. Oui, nous vivons dans la lumière de Celui qui est la Lumière ; cette obscurité que notre Seigneur a surmontée n’a pas encore été entièrement surmontée en nous. Cependant quelle que soit la maturité de notre vie de disciple, nous n'avons pas encore atteint le but ultime. Bien que nous soyons dans la compagnie de notre Seigneur, nous sommes pourtant faibles, fragiles et vacillants. Donc nous ne pouvons pas nous permettre de nous passer de la provision que Dieu a faite pour nous qui sommes dans le besoin d’une grande délivrance. C'est pour cette raison, que John Wesley parle de la Sainte Communion comme d’« une miséricorde de Dieu pour l’homme ». Citant le psaume 145,9 (« la miséricorde de Dieu est sur toutes ses oeuvres »), le Révérend John Wesley nous rappelle que quelle que soit la manière dont Dieu nous traite -- doucement ou sévèrement, fortement ou subtilement, subitement ou lentement -- quoi que Dieu nous fasse, Il le fait seulement parce qu'Il est avec nous. Donc tout ce que Dieu nous fait et fait avec nous, est en fait une expression de Sa miséricorde. Tenant compte de ceci, qui serait assez fou pour s’abstenir de la représentation la plus dramatique de cette miséricorde, la Sainte Communion ?

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In the first place, the Reverend John Wesley remind us,  that it is the Lord’s command that we come to His table.  "Do this in remembrance of me. Do it.” It’s an imperative, not a suggestion. Jesus Christ commands us to come to His table. It is therefore the obligation of everyone who believes in Him to obey Him and come. Not to come is simply to defy and disdain the one we call “Lord”. But to call Christ “Lord” is to obey Him, at least to want to obey Him, to be eager to obey Him. How can we call upon Him as Lord, admit that He who is our Lord is also our Justifier, yet continue to regard ourselves as unworthy? More to the point, He hasn’t commanded us to come if first we deem ourselves worthy but He has simply commanded us to come.

In the second place, says Wesley, Holy Communion is more than just God’s command; it is also God’s provision for our spiritual need. To be sure, Christians are sinners who have come to faith and repentance through the incursion of God’s Spirit. Yes, we have passed from death to life, from darkness to light, from bondage to freedom, from guilt to acquittal, from shame to glory.

Nevertheless, sin still dogs us. Our glory isn’t without some tarnish; our freedom isn’t without niggling habituation. Yes, we live in the light of him who is light; still, that darkness which our Lord has overcome hasn’t yet been wholly overcome in us. However mature our discipleship, we have not yet graduated. However resilient we think we are in the company of our Lord, we are yet frail and fragile and faltering. Therefore we can’t afford to pass up any provision God has made for us in our need of greater deliverance. For this reason Wesley speaks of Holy Communion as “a mercy of God to man.” Quoting Psalm 145:9 (“God’s mercy is over all his works”) the Reverend John Wesley reminds us that however God deals with us -- whether gently or roughly, whether starkly or subtly, whether suddenly or slowly -- whatever God does to us and with us he does ultimately just because he is for us. Therefore everything God does to us and with us is finally an expression of God’s mercy. In light of this, who is so foolish as to absent himself/herself from the most dramatic representation of that mercy, Holy Communion ?

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15 mai 2009

Biographie du Révérend John Wesley

Né le 17 juin 1703, John Wesley est le quinzième enfant du Révérend Samuel Wesley, recteur (vicar) de la paroisse anglicane d'Epworth (Lincolnshire), et de Suzanna Wesley, une mère pieuse, mais exigeante. Ses deux parents venaient de familles non conformistes (c'est-à-dire ayant rompu avec l'Église d'Angleterre). En 1720, il s'inscrit à l'Université d'Oxford, où il refuse de se livrer aux libertinages et à la vie dissolue des étudiants. Il forme le ¨Club des Saints¨ (Holy Club) avec d'autres étudiants, dont son frère Charles, pour prier et pratiquer des exercices spirituels, ce qui leur a valu le sobriquet de "méthodistes" à cause de la régularité et l'esprit de méthode apportés par ses membres dans leurs pratiques religieuses. Diplômé en 1724, il est ordonné prêtre anglican en 1728 par l'évêque d'Oxford, John Potter, qui devait par la suite être nommé archevêque de Cantorbéry (1737-1747).

Influencé par les Frères Moraves et le Mouvement du Réveil, Wesley vit, en 1738, une expérience de conversion. Annonçant la Bonne Nouvelle du salut offert à tous les hommes, par la foi, il rencontre bientôt une vive opposition de la part de l'Église établie. Il préconisait une expérience personnelle avec Dieu et sa préoccupation sociale chrétienne a démarré en visitant les mines de charbon et écrivant des traités de médecine populaire. Sa théologie se retrouve dans ses « Sermons » (au nombre de 100 dans la dernière édition de ses "Sermons on Several Occasions" publiée de son vivant, en 1785). Wesley s'entoure de prédicateurs laïcs. Il n'hésite pas à sillonner la Grande-Bretagne - préparant ses sermons, lisant et écrivant à cheval - pour aller à la rencontre de ses paroissiens. Prédicateur infatigable, il parcourt plus de 400 000 km, la plupart du temps à cheval, et prononce plus de 40 000 sermons. « Le monde est ma paroisse », déclare-t-il. Contribuant à la création d'écoles et d'organismes sociaux pour lutter contre l'ignorance et la pauvreté, il sera l'un des premiers à s'élever contre l'esclavage.

Wesley finit par rompre "de facto" avec l'Eglise anglicane en 1784. L’acte qui consomma de façon évidente le schisme eut lieu en deux temps : le 1er septembre 1784, dans une maison de Bristol, il ordonna diacres deux de ses prédicateurs itinérants, Richard Whatcoat et Thomas Vasey. Le lendemain, il les ordonna « anciens » (« elders »), c'est-à-dire prêtres, et ordonna son ami Thomas Coke « inspecteur » (« superintendent ») , autrement dit, évêque. Ces évènements sont rapportés laconiquement dans le Journal de John Wesley : « Wednesday September 1. Being now clear in my own mind, I took a step which I had long weighed in my mind and appointed Mr. Whatcoat and Mr. Vasey to go and serve the desolate sheep in America. Thursday 2, I added to them three more , which I verily believe will be much to the glory of God ». Pour chacune de ces ordinations, il utilisa le rituel spécifié par l’ordinal du "Book of Common Prayer", bien que ce dernier précisât dès son préambule que seul un évêque peut conférer les ordres.

À sa mort, en 1791, on comptait environ 70 000 méthodistes en Grande-Bretagne et 60 000 aux États-Unis.

Aujourd'hui les méthodistes sont plus de 75 millions dans le monde.

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The Royal Tea Society

The Royal Tea Society was originally set up in 2009. Tea offers us an opportunity for quiet contemplation and shared moments of intimacy with friends, enabling us to reflect, be inspired and use the English language. We are a private group of gentlewomen and gentlemen from different backrounds who like to share our Victorian and Edwardian interests. We celebrate friendship in the old fashioned way. Each month a local chapter will gather at a home or park or tea room to chat and encourage one another. We enjoy taking trips to local gardens, museums and antique stores too. There is no charge for membership.

Please for further informations contact :

- Annie Perez, president of the society

Phone : 0(033)662394482 (only after 19h30)

or

- Reverend Emmanuel Briglia, founder of the society

Phone : 0(033)662919411

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Cours d'hébreu biblique niveau I

Reprise des cours d'hébreu biblique niveau I (débutants) le samedi 5 septembre 2009

Les cours ont lieu une fois par mois, un calendrier des dates vous sera communiqué lors de la première séance. Ainsi que la liste du matériel pédagogique en support au cours oral. Les cours sont également ouverts aux non-chrétiens.

Cotisation annuelle de 50 euros n'incluant pas les supports pédagogiques (personnes en difficulté financière, contacter le Révérend Briglia).

Veuillez vous inscrire avant le 5 septembre auprès du pasteur.

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